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Retour sur le CES 2016

CES

Depuis 2006, le CES (Consumer Electronic Show) se tient à Las Vegas en tout début d’année. Il en a été de même en 2016. Sur ce salon plus qu’ailleurs, on prend conscience de l’emprise et de l’omniprésence du numérique dans notre quotidien et des bouleversements introduits par de nouveaux acteurs avant-gardistes grâce à leurs innovations. Également, on constate l’absence de certaines grandes sociétés. 250 sociétés françaises y exposaient cette année (record battu !) pour un total de plus de 4 000 exposants représentatifs de tous les maillons de la chaîne de valeur.

Quelles sont les grandes tendances ?

Les objets connectés

Ils étaient largement présents et dans tous les domaines (santé, mobilité, domotique, sécurité…). Bien sûr, les modes de connectivité ont évolué (plutôt Wifi et Bluetooth basse consommation = BLE). Cependant, force est de constater que le smartphone s’est imposé au cœur du dispositif pour les piloter.

Parmi les nouveautés les plus remarquées de ce salon en matière d’IoT, on peut citer les montres connectées (celle de Withings notamment). Elles permettent de détecter le type d’activité des personnes qui les portent et aussi de piloter à la voix, directement ou via SIRI d’Apple, toutes sortes d’objets. Désormais, c’est le cas des voitures qu’il est possible de démarrer à distance par ce moyen.

Plates-formes, logiciels et contenus constituent les composantes de ce nouveau business. Les contenus y jouent un rôle majeur du fait de la valeur ajoutée qu’ils apportent. Pour autant, côté modèles économiques rien n’est encore calé. Quant à la sécurité de l’IoT, elle reste curieusement très peu prise en compte par les fabricants. Pourtant, le sujet demeure toujours aussi sensible. Il inquiète les utilisateurs dès lors que leurs données personnelles et confidentielles sont en jeu.

La mobilité

Elle a le vent en poupe. L’industrie automobile (notamment avec Tesla, Toyota et Honda) était bien présente. Elle proposait des solutions permettant de passer de la conduite assistée à la conduite automatique en privilégiant l’électricité ou l’hydrogène comme source d’énergie propre.

Selon les constructeurs les plus volontaires, le véhicule autonome devrait arriver d’ici quelques années. Pourtant, pour les plus conservateurs, il ne faut rien attendre avant une quinzaine d’années. Qui a tort, qui a raison ? Tout est question de réglementation semble-t-il. Une chose est certaine : « Demain sera électrique, autonome et connecté ».

Enfin, pour les fans du film « Retour vers le futur », les hoverboards chinois ont fait la une avec pas moins de 36 stands sur lesquels ils étaient exposés. Ce successeur électrique du skateboard a déjà largement conquis les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Reste pourtant à voir comment se passera la cohabitation avec les piétons sur les trottoirs…

La vidéo et la télévision

Elles étaient également bien représentées avec des acteurs tels que Samsung et LG Electronics. La relation avec les objets connectés était là aussi bien marquée. Concernant les téléviseurs, ils sont de plus en plus grands et utilisent la technologie OLED (Organic Light-Emitting Diode). Celle-ci leur apporte un meilleur rendu des couleurs, un excellent contraste, un angle de vision plus étendu de même que la minceur et la souplesse du support.

Netflix, entreprise américaine qui propose des films et des séries en flux continu sur Internet, a annoncé son projet d’étendre son offre à 130 pays. Ils s’ajoutent donc aux 60 pays qu’elle couvre déjà. Pour ce faire, elle s’appuiera sur des infrastructures déjà existantes (modèle OTT : « Over The Top ») et diffusera les films et les séries des pays concernés. Ainsi, Netflix devient, en matière de télévision payante, le premier acteur de niveau mondial au point que certains constructeurs n’hésitent pas à intégrer un bouton « Netflix » sur leur télécommande !

L’intelligence artificielle

Elle a été effectivement prise en compte par les équipementiers automobiles (Nvidia, Qualcomm, Bosch, Valéo). Cela leur permet d’augmenter les performances des futurs véhicules (sécurité, qualité du service rendu, avantage économique).

Quant à IBM, c’est son système cognitif appelé Watson qui a été dévoilé. Celui-ci a la capacité d’exploiter tout type de données (y compris celles non structurées). Cela lui permet de comprendre, apprendre, raisonner et proposer des réponses dans des temps limités. Les questions posées sont complexes et en langage naturel. Elles touchent des domaines variés : la santé, la météo, la distribution, le secteur public, les transports…

Watson est un programme de Recherche & Développement engagé par IBM. Il a coûté 6 milliards de dollars et a fait l’objet de  5 896 brevets déposés en 2010. Il a mobilisé 9 centres de recherche à travers le monde et 3 000 chercheurs. 3 sociétés l’ont déjà adopté. Il s’agit de :

  • Under Armour dans sa Health Box pour un programme de fitness
  • Medtronic pour prévenir les diabétiques de type 1 d’un risque d’hypoglycémie
  • Et le japonais Softbank pour le robot Pepper de sa filiale française Aldebaran.

 

Ainsi, les CES se suivent, mais ne se ressemblent pas. On y trouve toujours plus de nouveautés et d’exposants d’année en année. Certaines entreprises viennent y faire leur marché pour développer leurs futurs produits et services. Par contre, pour d’autres c’est l’occasion de nouer des partenariats stratégiques et de créer les conditions favorables à l’émergence de futurs géants du numérique.

 

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