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Quand micromobilité et luminescence s’associent

La micromobilité a émergé comme une alternative puissante au mix actuel des transports en commun et de la voiture particulière. Désormais, elle apparaît comme une solution efficace contre les problèmes de pollution (émissions de gaz à effets de serre et bruit) et la congestion du trafic dans les villes. La crise de la Covid-19 a depuis renforcé ce phénomène.

Dans le même temps, les milieux périurbains et ruraux réclament une meilleure desserte de leur territoire. Ils recherchent de nouveaux services de mobilité plus respectueux de l’environnement. Pour autant, en périurbain comme en milieu rural, la micromobilité a encore du mal à trouver ses marques. Elle mériterait un petit coup de pouce en termes d’aménagement des pistes cyclables. Ce qui va suivre vous permettra peut-être « d’éclairer votre lanterne ».

Qu’est-ce que la micromobilité ?

Pour mémoire, la micromobilité se réfère aux déplacements sur de courtes distances (généralement de 500 m à 10 km). A cet effet, des Engins de Déplacement Personnel (EDP) de plus en plus motorisés s’utilisent : vélos, trottinettes, gyropodes, monoroues, hoverboards et autres. Elle est sur le point de changer nos comportements et nos habitudes de déplacements. De même, elle modifie en profondeur et durablement le paysage urbain, périurbain et aussi rural.  D’ailleurs, la majorité des utilisateurs se déclare prête à adopter le vélo ou la trottinette pour leurs déplacements quotidiens.

Comment favoriser l’élan de la micromobilité ?

L’absence de signalisation des pistes cyclables constitue un frein important à la micromobilité en milieu urbain, périurbain et plus encore en milieu rural. De plus, le manque d’éclairage la nuit met en danger ceux qui désormais utilisent plus fréquemment un vélo ou une trottinette pour leurs déplacements quotidiens.

Afin d’y remédier, la startup OLIKROM, installée près de Bordeaux, a mis au point, après plusieurs années de R&D, des pigments industriels intelligents. Ils apportent une réponse simple et efficace à cette situation. En effet, ces pigments appliqués sur le sol, sous forme de peinture photoluminescente, servent au marquage de la voirie. Pendant la journée, le processus mis en œuvre par OLIKROM permet d’absorber les photons (lumière). La nuit, il les restitue en les réémettant.

La luminosité qu’ils dégagent ne dépend aucunement de l’ensoleillement. Ainsi, c’est la partie UV qui leur est utile et non la lumière directe. En termes de visibilité, l’éclairage qu’ils apportent varie entre 50 et 80 mètres. Cela dure environ 10 heures jusqu’au prochain cycle de captation des photons. C’est largement suffisant pour un usage en micromobilité et une visibilité au-delà des phares. Cette technologie française a été brevetée par OLIKROM, devenue depuis une référence internationale dans le domaine de l’intelligence des couleurs.

Les bénéfices apportés par la luminescence

Cette solution est sans nul doute une bonne approche pour le renforcement de la signalétique de nuit par un marquage au sol. D’ailleurs, le marquage reste visible de jour comme de nuit. Cette solution pallie aussi avantageusement le manque d’éclairage public, notamment en milieu rural.

Outre son efficacité, elle apporte une sécurité accrue à tous ceux qui doivent se déplacer tôt le matin ou tard la nuit pour leurs activités. En termes de rapidité de déploiement comme d’investissement, elle a aussi ses avantages.

La technologie d’OLIKROM coûte actuellement 4 000 € par kilomètre. Même si elle est 10 fois plus chère que la peinture classiquement utilisée pour le marquage au sol (400 € par kilomètre), elle reste quant à elle visible la nuit. De plus, elle s’avère extrêmement moins onéreuse que l’installation d’un éclairage public (200 000 € à 400 000 € par kilomètre). Enfin, le temps nécessaire à son déploiement est très rapide car il n’est besoin d’aucun raccordement électrique.

Par ailleurs, elle réduit considérablement la pollution lumineuse liée à l’éclairage nocturne artificiel. Celui-ci a des conséquences sur la faune, la flore, la fonge et les écosystèmes. Il a aussi, semble-t-il, des effets suspectés ou avérés sur la santé humaine. En effet, il agit comme un piège écologique, une barrière immatérielle et un perturbateur endocrinien pour de nombreuses espèces.

Plusieurs collectivités ont déjà opté pour cette solution : Pessac, Annecy, Leucate, Châteauroux, Evreux, Orsay… Au-delà de la captation de la lumière naturelle, OLIKROM développe aussi actuellement des revêtements susceptibles d’atténuer les îlots de chaleur.

Pour autant, le champ d’exploration des usages couverts par OLIKROM est bien plus vaste. En effet, les pigments intelligents utilisés qu’ils soient thermo-, photo- ou piézo-stimulables peuvent accompagner les développements industriels de nombreux autres secteurs d’activité.

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