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L’innovation au service de la surveillance ferroviaire

Drone autonome avec caméra

Bienvenue dans le futur de la surveillance des aires de garage des trains, métros et RER ! Nous vous emmenons découvrir les secrets d’un concept high tech mêlant drone et intelligence artificielle. Il prend forme à travers une expérimentation novatrice qui pourrait bien avoir lieu prochainement. Au cœur de cette initiative, on trouve des startups émergentes et des acteurs clés dans leurs secteurs respectifs. Après une phase d’expérimentation, d’autres possibilités tout aussi prometteuses pourraient être envisagées que nous développerons dans cet article.

Objectifs et résolution de la surveillance ferroviaire

Lutter contre les intrusions dans les espaces de garage des trains, métros et RER a toujours été une préoccupation pour les principaux exploitants. En effet, ces zones sont particulièrement sensibles et vulnérables. Elles sont d’ailleurs fréquemment sujettes à des actes de vandalisme et d’intrusion qui ont un impact direct sur les performances opérationnelles de ces réseaux et sur la perception des voyageurs.

Parmi les plus courantes, on trouve les tags et graffitis sur ces véhicules qui, hormis le fait qu’ils dégradent les véhicules, nécessitent de la part des opérateurs de transport des opérations de nettoyage régulières pour remise en état qui se chiffrent en centaines de milliers d’euros annuellement. On peut noter également des vols récurrents de câbles en cuivre qui sont ensuite revendus au poids à l’extérieur. Ils occasionnent des perturbations dans le trafic des trains (problèmes de signalisation notamment). Enfin, il y a aussi les occupations illicites par des marginaux pour passer la nuit à bord des trains qui peuvent perturber les opérations régulières des employés en charge du nettoyage.

Pour toutes ces raisons, la surveillance des aires de garage ainsi que la prévention de ces actes sont essentielles aussi bien pour assurer la sûreté que pour garantir l’efficacité opérationnelle ou encore la fiabilité du réseau ferroviaire. Une expérimentation d’un nouveau genre pourrait donc bien apporter des solutions novatrices pour répondre à ces problématiques spécifiques.

Un partenariat gagnant-gagnant

La réussite d’un tel projet doit reposer sur une collaboration étroite entre un acteur majeur d’un réseau de transports publics prêt à tester la solution (RATP et/ou SNCF) et des partenaires innovants (startups qui ont mis au point la solution) pouvant apporter leur expertise high tech en la matière. Cette solution repose sur 2 piliers.

Des drones autonomes de surveillance

La société HOVERSEEN a mis au point des drones équipés de caméras équipées d’un capteur thermique permettant de repérer la présence humaine dans les zones survolées. Elles sont aussi capables de zoomer l’image pour avoir une meilleure appréciation à distance de la situation et permettre de décider du type d’action à engager le cas échéant. Cette combinaison de technologies permet de produire des images en haute définition, même dans des conditions environnementales difficiles.

Il n’est pas non plus nécessaire d’envoyer des équipes de sûreté sur le terrain puisque ces drones peuvent, depuis une base, s’envoler et effectuer des missions de surveillance à partir de plans de vol préalablement établis. Aucune intervention humaine n’est donc requise pour les guider. Ils réalisent des rondes d’inspection régulières au-dessus des zones jugées sensibles et transmettent des images vidéo au central. Cette opération permet à la fois de réduire le nombre d’intrusions et de dégradations et d’automatiser la surveillance sans recourir à des effectifs supplémentaires. Ces matériels fonctionnent qui plus est avec une totale autonomie, puis rentrent à leur base pour se recharger une fois leurs missions terminées.

Une intelligence artificielle

Mais pour réaliser un diagnostic fiable de ces différentes situations, il faut un outil de pointe que l’intelligence artificielle développée par la société EYESNAP permet d’apporter. Celle-ci excelle dans la capacité à analyser en temps réel de grandes quantités de données vidéo. A l’aide d’algorithmes sophistiqués, elle est en mesure d’identifier clairement des anomalies, des comportements inhabituels ou des situations suspectes grâce aux images prises par les drones et de remonter des alertes au central avec une marge d’erreurs limitée qui, au fil du temps, s’amenuise encore davantage.

Elle offre donc une meilleure réactivité dans le traitement des opérations internes de sûreté. De plus, en laissant à l’IA le soin de traiter les images, le personnel de sûreté de l’opérateur de transport peut, quant à lui, se concentrer sur des tâches plus complexes et prendre les décisions qui s’imposent en connaissance de cause en cas de déclenchement d’alertes. N’oublions pas non plus qu’il s’agit d’une technologie évolutive qui progresse par l’apprentissage continu. Elle pourra, par conséquence, s’adapter à de nouvelles situations et améliorer encore ses performances dans le temps.

D’autres applications sont-elles possibles ?

Au-delà de la surveillance des aires de garage des trains, à quelles autres applications ces technologies innovantes pourraient-elles apporter une réponse appropriée dans le ferroviaire ? Surveillance des équipements à titre préventif, supervision des flux de voyageurs, prévention des accidents, repérage de bagages oubliés ? Les cas d’usage sont sans nul doute multiples : encore faut-il choisir, après les avoir analysés, ceux qui seront les plus intéressants au regard de différents critères tels que le retour sur investissement, l’amélioration opérationnelle et la satisfaction des voyageurs.

Pour en savoir plus ou démarrer une expérimentation, prenez contact avec nous.

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