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« Hype Cycle » de Gartner : les nouveautés de 2016

Hype Cycle

Le Groupe Gartner a publié son rapport annuel intitulé le « Hype Cycle » à la fin de cet été. Comme chaque année, celui-ci décrypte, parmi plus de 2 000 technologies à fort potentiel celles qui devraient retenir une attention toute particulière. Les organisations sont concernées au premier chef pour accélérer leurs innovations et disposer d’un avantage compétitif pour les 5 à 10 années à venir.

L’an dernier, l’Internet des objets, les véhicules autonomes, l’impression 3D, la monnaie électronique peer-to-peer, le cloud hybride, le machine learning et la traduction simultanée avaient retenu l’attention de Gartner.

En 2016, selon Gartner, 3 tendances majeures se dégagent en matière de technologies émergentes. Celles-ci devraient profondément modifier l’expérience des utilisateurs.

Hype Cycle et technologies user-centric (centrées sur l’utilisateur)

Elles sont de plus en plus transparentes et immersives pour l’utilisateur final. En effet, l’évolution technologique est désormais plus adaptative, plus fluide aussi. Qui plus est, elle tient compte d’informations contextuelles pour faciliter les interactions de l’utilisateur avec son environnement. Ce faisant, on gomme le contact avec les technologies au profit d’une plus grande facilité d’adoption et d’apprentissage.

Parmi ces technologies, on peut citer :

L’impression 4 D

Il s’agit d’une version évoluée de l’impression 3D que nous connaissons bien à présent. Elle ajoute aux objets imprimés en 3D la capacité de se transformer. Cette transformation intervient grâce à des impulsions physiques externes (chaleur, l’humidité, mouvement, gravité, magnétisme…). Ces objets peuvent ainsi changer de forme ou de fonction et même s’auto assembler.

L’interface cerveau/machine

L’ordinateur a acquis la capacité d’interpréter les commandes de l’utilisateur, avec la pensée de ce dernier comme seule interaction. Jusqu’alors, on procédait à la pose d’électrodes sur le crâne de l’utilisateur. Désormais, il existe des méthodes moins intrusives et tout aussi efficaces telles que le casque.

L’humain 2.0

L’accent est ici mis sur des améliorations cognitives et physiques apportées au corps humain. D’emblée, on pense aux prothèses de membres qui permettent de pallier une déficience physique (paraplégiques ou personnes amputées, par exemple). Pour autant, il peut aussi s’agir de modifier, d’augmenter, voire de transformer d’autres caractéristiques humaines au niveau de l’ADN (cellules reprogrammées et enrichies). L’objectif visé est de faire de l’être humain un surhomme aux performances hors pair et de repousser les limites de la condition humaine.

L’affichage d’images volumétriques

Il rend possible la visualisation d’objets en 3D avec un angle de vue presque à 360°. De même, il permet des affichages de volume qui utilisent la persistance de vision humaine afin de recréer des images volumétriques. Les hologrammes en font partie.

La maison connectée

Elle s’appuie sur l’interconnexion et l’interopérabilité de dispositifs multiples, de services et d’applications. Celles-ci vont des communications aux divertissements en passant par des services médicaux, la sécurité et la domotique. Ces expériences connectées, en temps réel, intelligentes et contextuelles sont fournies aux résidents d’une habitation. Ainsi, chaque individu est en mesure de contrôler en local aussi bien qu’à distance la maison où il vit

La réalité augmentée et la réalité virtuelle

Dans le premier cas, il s’agit d’utiliser en temps réel des informations sous forme de textes, de graphiques, de sons superposés à un environnement réel. Dans le second, il est question de s’immerger dans un univers virtuel. Pour autant, dans les deux cas, on peut interagir avec lui.

Les dispositifs de contrôle par le geste

Ils permettent de reconnaître et d’interpréter les mouvements du corps humain. Cela sert à contrôler un système informatique et à interagir avec lui sans contact physique direct. Le terme « interface utilisateur naturelle » s’applique généralement pour décrire ce type d’interface.

L’ère de la machine intelligente et dotée de perception synthétisée par l’Hype Cycle

Au cours des dix prochaines années, nous allons bénéficier d’une puissance de calcul radicale pour les machines dotées de technologies qui les rendront intelligentes. Il y aura également des avancées réalisées dans les réseaux neuronaux. Avec cela, les organisations seront en mesure d’exploiter des quantités phénoménales de données. Ainsi, elles pourront analyser certaines situations et résoudre des problèmes que personne n’a pu jusque-là traiter.

Parmi ces technologies, les plus symptomatiques sont les suivantes.

La poussière intelligente

Il s’agit de micro systèmes intelligents qui combinent nanotechnologie, biotechnologie et systèmes de communication. Autonomes ou télécommandés, ils seront progressivement placés dans les espaces publics et privés, externes comme internes. Ils permettront d’avoir une meilleure surveillance et gestion des risques (tremblements de terre, régulation de la température, intrusions…) en remontant des informations pour déclencher des alertes le cas échéant

Le machine learning

Il constitue un champ de l’intelligence artificielle. Ainsi, grâce à lui, un robot ou une machine, grâce à des algorithmes sophistiqués, procèdera à des analyses complexes de données en s’appuyant sur un modèle d’apprentissage automatique et adaptatif. On pourra notamment en tirer des modèles prédictifs pour répondre à un objectif précis. La reconnaissance vocale Siri d’Apple en est un bon exemple

Les assistants personnels virtuels

Il s’agit de personnages conversationnels créés par ordinateur simulant une conversation et délivrant par la voix ou par du texte les informations attendues par l’utilisateur. Par exemple, l’assistant personnel virtuel peut incorporer le traitement automatique des langues, la connaissance d’un domaine ou une apparence visuelle (photo ou animation) … On va ainsi dans le sens de l’hyper personnalisation.

Les véhicules autonomes

Tout le monde s’accorde à dire qu’il y aura différents paliers d’autonomie avant de parvenir à une autonomie totale. Cependant, tous les industriels embarqués dans cette aventure ne sont pas d’accord sur l’échéance à laquelle on y parviendra. Les expérimentations se multiplient cependant : La Rochelle en premier, Lyon ensuite, Paris plus récemment… pour proposer une offre de service couvrant le premier et le dernier kilomètre. Cependant, l’avenir nous montrera que cette offre peut être étendue à des services plus ambitieux (covoiturage, autopartage et bus autonome) sur des distances plus conséquentes.

La révolution des plateformes

Des technologies émergentes vont révolutionner les concepts qui régissaient jusqu’à présent la façon dont les plateformes étaient définies et utilisées. Ainsi, on va basculer des infrastructures techniques (position jusqu’alors dominante) à des écosystèmes dynamiques portés par les plateformes. Celles-ci permettront la mise en place de nouveaux modèles économiques et l’exploitation d’algorithmes internes et externes générant une plus grande valeur ajoutée. Ce faisant, un pont sera établi entre les technologies et l’homme.

Les technologies pour les machines intelligentes vont continuer à se développer. Pour autant, les plateformes feront de plus en plus partie intégrante de l’expérience humaine et de l’écosystème numérique du business pour les organisations.

La Blockchain

Parmi les plateformes les plus emblématiques, la Blockchain va prendre pied avec ses protocoles décentralisés de vérification des échanges. Ainsi, BNP Paribas Securities Services a récemment renforcé sa plateforme Blockchain pour permettre aux PME à capitaux privés d’émettre des mini bons pour du financement  participatif (crowdfunding).

Au vu des technologies citées par GARTNER, il convient à présent de suivre l’actualité pour vérifier dans les faits celles qui feront l’objet d’expérimentations et de développements originaux apportant des valeurs d’usage significatives aux utilisateurs que nous sommes.

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