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« Hype Cycle » 2022

Hype Cycle

L’Hype Cycle de GARTNER vient de livrer son analyse concernant les technologies émergentes disruptives pour 2022. Parmi elles, 25 lui paraissent être particulièrement prometteuses. L’exercice comporte cependant un risque pour les entreprises qui décideront de les mettre en œuvre. En effet, certaines d’entre elles sont encore à l’état embryonnaire. Pour autant, en matière d’innovation technologique, elles sont de nature à favoriser la différenciation et l’efficacité concurrentielles si une forte acceptabilité du marché suit leur déploiement.

Hype Cycle 2022
Source : Hype Cycle 2022 de Gartner

Les 3 thèmes principaux dans lesquels elles s’inscrivent

Le développement des expériences immersives

Ces technologies offrent plusieurs avantages :

  1. Les individus ont un plus grand contrôle sur leur identité et leurs données
  2. Ils disposent d’une gamme d’expériences élargie dans des lieux virtuels et des écosystèmes qui peuvent s’intégrer aux monnaies numériques
  3. Ce sont de nouvelles façons d’atteindre les clients et de générer de nouvelles sources de revenus.

Ainsi, le jumeau numérique du client (DtoC = DirectToConsumer) est une représentation virtuelle dynamique d’un client. Il simule et apprend à imiter et à anticiper son comportement. On peut l’utiliser pour modifier et améliorer l’expérience client et promouvoir de nouveaux produits, services et opportunités de numérisation. Cependant, il faudra encore attendre de 5 à 10 ans avant d’aboutir à une adoption généralisée. Celle-ci occasionnera des transformations profondes dans les organisations.

Parmi les technologies faisant partie des expériences immersives, on peut également citer :

  • L’identité décentralisée : elle permet à une entité (généralement un utilisateur humain) de contrôler sa propre identité numérique en tirant parti de technologies telles que la blockchain ou d’autres technologies, ainsi que de portefeuilles numériques
  • Les humains numériques : il s’agit de représentations interactives pilotées par l’IA. Elles possèdent certaines des caractéristiques, de la personnalité, des connaissances et de l’état d’esprit d’un humain
  • Les places de marché des talents internes : elles associent les salariés d’une entreprise et, dans certains cas, un groupe de travailleurs occasionnels, à des projets limités dans le temps et à diverses opportunités de travail, sans pour autant impliquer un recruteur
  • Metaverse : il s’agit d’un espace collectif partagé en 3D, créé par la convergence d’une réalité physique et numérique virtuellement améliorée. Il offre des expériences immersives améliorées. C’est sans aucun doute l’une des technologies à fort impact pour développer des innovations commerciales stratégiques
  • Le jeton non fongible (ou NFT) : c’est un élément numérique programmable unique basé sur une chaîne de blocs qui prouve publiquement la propriété d’actifs numériques. Il peut s’agir d’art ou de musique numériques, mais aussi d’actifs physiques symbolisés (maisons, voitures ou documents)
  • Superapp : cette application mobile composite est conçue comme une plateforme. Elle fournit des micro-applications modulaires que les utilisateurs peuvent activer pour des expériences d’application personnalisées
  • Web 3 : il est prévu pour le développement d’applications Web décentralisées qui permettront aux utilisateurs de contrôler leur propre identité et leurs données.

L’accélération de l’automatisation de l’Intelligence Artificielle

L’expansion de l’adoption de l’IA est un moyen essentiel pour favoriser l’évolution des produits, services et solutions. Cela passe par l’accélération de la création de modèles d’IA spécialisés. Il s’agit aussi d’appliquer l’IA au développement et à la formation de modèles d’IA, puis de les déployer pour la fourniture de produits/services/solutions. Les résultats incluent des prédictions et des décisions plus précises ainsi qu’une prise en compte plus rapide des avantages attendus. Dans ce cas, le rôle des humains est davantage axé sur le fait d’être des consommateurs, des évaluateurs et des superviseurs. 

Les systèmes autonomes sont des exemples d’automatisation accélérée de l’IA (exemple : les taxis autonomes de Mobileye). Ce sont des systèmes physiques ou logiciels autogérés. Ils exécutent des tâches liées à un domaine et présentent trois caractéristiques fondamentales : autonomie, apprentissage et organisation.

Lorsque les techniques d’IA traditionnelles ne sont pas en mesure d’atteindre l’adaptabilité, la flexibilité et l’agilité de l’entreprise, les systèmes autonomes peuvent néanmoins aider à leur mise en œuvre. Il faut compter entre 5 et 10 ans avant leur adoption par le grand public, mais ils transformeront en profondeur le fonctionnement des organisations.

Parmi les technologies faisant partie de l’automatisation de l’IA, on peut citer :

  • L’intelligence artificielle causale : elle identifie et utilise les relations de cause à effet pour aller, au-delà des modèles prédictifs basés sur la corrélation, vers des systèmes d’IA qui peuvent prescrire des actions plus efficacement et agir de manière plus autonome
  • Les modèles de base : ce sont des modèles basés sur l’architecture de transformateur, tels que les grands modèles de langage. Ils incarnent un type d’architecture de réseau neuronal profond. Ce dernier calcule une représentation numérique du texte dans le contexte des mots environnants
  • L’IA de conception générative : il s’agit de l’utilisation des technologies d’IA, d’apprentissage automatique et de traitement du langage naturel. Elles vont permettre de générer et développer automatiquement des flux d’utilisateurs, des conceptions d’écran, du contenu et du code destiné à la couche de présentation pour les produits numériques
  • Les outils de génération de code d’apprentissage automatique : ils incluent des modèles d’apprentissage automatique hébergés dans le Cloud. Ceux-ci se connectent à des environnements de développement intégrés de développeurs professionnels. De même, ils fournissent un code suggéré basé sur des descriptions en langage naturel ou des fragments de code partiels.

L’optimisation de la prestation des techniciens

Ces technologies se concentrent sur les éléments clés de la création d’une entreprise numérique. Elles fournissent des informations qui optimisent et accélèrent la fourniture de produits/services /solutions et augmentent la durabilité des opérations commerciales.

Les écosystèmes de données Cloud illustrent cette prestation optimisée. Ils fournissent un environnement de gestion des données cohérent qui prend efficacement en charge toute la gamme des données. Leurs fonctionnalités sont complètes, simples à déployer, à optimiser et à maintenir. Ils prendront entre 2 et 5 ans avant d’être adoptés par le grand public et seront très utiles pour les utilisateurs.

Les autres technologies essentielles à la prestation optimisée des techniciens comprennent :

  • Augmented FinOps : elles concernent l’automatisation des concepts DevOps traditionnels d’agilité, d’intégration et de déploiement continus. L’application de pratiques d’IA et d’apprentissage automatique en font partie
  • La pérennité du Cloud : il s’agit de l’utilisation de services Cloud pour obtenir des avantages en matière de pérennité au sein des systèmes économiques, environnementaux et sociaux
  • Le stockage informatique : il décharge le traitement de l’hôte de la mémoire principale de l’unité centrale de traitement (CPU) vers le/les périphérique(s) de stockage
  • L’architecture de maillage de cybersécurité : cette approche émergente concerne l’architecture de contrôles de sécurité composables et distribués. Elle vise à améliorer l’efficacité globale de la sécurité d’un système d’information
  • L’observabilité des données : il s’agit de la capacité à comprendre la santé du paysage, des pipelines et de l’infrastructure de données d’une organisation en surveillant, suivant, alertant, analysant et dépannant en permanence les incidents
  • La gouvernance dynamique des risques : il s’agit d’une nouvelle approche de la tâche critique consistant à définir les rôles et les responsabilités en matière de gestion des risques. Elle personnalise la gouvernance des risques de manière appropriée pour chaque risque. Ce faisant elle permet aux organisations de mieux gérer les risques et de réduire les coûts liés à l’assurance
  • Les plateformes Cloud de l’industrie : elles exploitent les services Cloud sous-jacents tels que SaaS (Software As A Service), PaaS (plateforme en tant que service) et IaaS (infrastructure en tant que service). Ce faisant, elles offrent des capacités commerciales et techniques packagées pertinentes pour l’industrie sur une ligne verticale identifiée en tant qu’offre de produit globale
  • L’architecture minimale viable : c’est un cadre standardisé utilisé par les équipes produit pour garantir le développement et l’itération rapides et conformes des produits
  • Le développement piloté par l’observabilité :  il s’agit d’une pratique d’ingénierie logicielle qui fournit une visibilité et un contexte précis sur l’état et le comportement du système en concevant des systèmes observables
  • OpenTelemetry : c’est un ensemble de spécifications, d’outils, d’interfaces de programmation d’applications (API) et de kits de développement logiciel. Ils décrivent et prennent en charge la mise en œuvre d’un cadre d’instrumentation et d’observabilité Open Source pour les logiciels
  • L’ingénierie de plateforme : cette discipline consiste à créer et à exploiter des plateformes de développement internes en libre-service pour la prestation de logiciels et la gestion de leur cycle de vie.

Conclusion

Au regard du panel des technologies émergentes présentées ci-dessus, la transformation numérique de notre monde continue à occuper une place prépondérante et à devenir de plus en plus sophistiquée. Elle touche les utilisateurs finaux dans l’évolution de leurs relations avec les market places. Elle concerne aussi les entreprises industrielles qui fonctionnent sous la forme de clusters pour plus de performance et d’efficacité collective. On notera également le rôle prédominant de l’Intelligence Artificielle avec de plus en plus d’automatisation et d’autonomie dans les processus gérés. Tous les organismes ne s’impliqueront pas de la même manière dans cette transformation. Certains même hésiteront à ou refuseront d’emprunter ces nouvelles voies. Pour autant, c’est sans doute ce qui apportera des éléments forts de différenciation entre eux. 

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